Le 11 mars dernier, le Japon commémorait les dix ans de la catastrophe nucléaire de Fukushima. Une décennie plus tôt, le 15 mars 2011, la fusion des réacteurs de la centrale confrontait le premier ministre Naoto Kan à un insoutenable dilemme : devait-il évacuer les 50 millions d’habitants de Tokyo, soit 40% de la population japonaise ? « Une évacuation pour une période de plusieurs dizaines d’années remettrait en cause l’existence même du Japon en tant que nation », explique aujourd’hui l’ancien dirigeant japonais. Une déclaration qui fait écho à la notion de « risques existentiels » proposée par le philosophe Nick Bostrom. Notre mode de vie émane d’une structure techno-économique qui repose sur ces risques existentiels. Dès lors, pourquoi poursuivre un devenir porteur de sa propre extinction ?

Une réflexion sur les liens entre existence et responsabilité. A lire ici au format Philo’pop de Thaé.

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