À propos

Je m’appelle Julien De Sanctis. Je suis doctorant à l’ UTC en philosophie et éthique des techniques, sous la direction de Xavier Guchet. J’effectue ma thèse en CIFRE avec SPooN, une jeune entreprise de robotique sociale. Ma recherche s’axe sur l’étude des représentations du social sous-jacentes à l’activité sociobotique. En quoi ces représentations configurent-elles les pratiques des ingénieurs, développeurs et designers, et à quel type d’artefact nous confrontent-elles ? Si ces dispositifs sont destinés à imprégner notre quotidien, il paraît indispensable de comprendre les modèles de société dont ils sont porteurs, tant du point de vue de leur concept que de leur(s) agentivité(s).

Sur ce site, je tenterai d’élaborer, publication après publication, une critique des techniques au sens d’analyse agnostique. Tout artefact est un pharmakon, explique le philosophe Bernard Stiegler : il est à la fois poison et remède. Pour que sa dimension curative triomphe, il est nécessaire de le développer selon une certaine thérapeutique, c’est-à-dire selon un système de conception et de pratiques orientées vers le soin de l’humain, de l’animal et du monde. Le sens d’un tel soin ne peut qu’être établi sur la base d’une conception commune des valeurs, elles même nourrie de l’apport des sciences (humaines comme « dures ») . Dans cette optique, Prometheus Shame rassemblera des propositions de technologies (i.e. de discours, d’analyse des techniques) cherchant, autant que faire se peut, d’aboutir à des technopraxies (i.e. des pratiques techniques). En d’autres termes, ce site explore les possibilités d’une éthique des techniques au sens plein.